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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artemis Irenaus De Baste

Koronin comment je l'ai connu....

Avant de partir en voyage en mer Méditerranée et de quitter Estavayer au mois de mai à venir je veux répondre à une question : comment j’ai connue Koronin ? C’était à Estavayer en 1999. J’étais élève en première de collège au Sacré Chœur. Des peintres français étaient venus ; j’en ai rencontré un régulièrement (avec son polo de rugby) dans les rues. Il dessinait et peignait dehors. Gros succès dans la ville ! Et j’avais pris des photographies en slides presque en me cachant. Je criais « Monsieur l’artiste peintre s’il vous plaît !!». Il se retournait ou pas. Je crois que la gamine en robe bleue marine que j’étais l’amusait poliment. Il faisait ses peintures et allait les terminer sous un arbre du parc au Lady’s Manor où les français logeaient. Je n’avais pas le droit d’entrer mais je le faisais. Les voilà ces photos. Je ne crois pas qu’il sera fâché si je les montre. Pour anecdote : quand je suis entrée dans le parc il me dit (à peu près dans mon souvenir) : « vous savez jouer au tennis ? Splendide ! Je pose mes affaires et vous allez m’apprendre ! »

Votre Artemis Irenus De Baste

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Prépa art Koronin 07/06/2014 11:50

1999, 2014, presque quinze ans ?

C’était bien cette enfant d’à peu près treize ans, une gamine impeccablement parée dans son uniforme de l’Institut religieux, mais à l’abondante crinière en bataille.

Elle passait voir les peintres, les yeux émerveillés non par leur illusoire prestance mais bien plutôt par la toile, la palette couverte de couleurs, les tubes de peintures ou les pots de pigments. Elle apparaissait à chaque fin de journée, ou de matinée, se faisait parfois houspiller par tel ou telle peintre tant elle s’asseyait auprès de vous sans plus lâcher du regard votre main qui courait sur la toile. Quelques idiots de mes confrères l’avaient surnommée Wanze (la punaise).

& pourtant, je me rappelle de ses paroles quand elle venait me voir : « moi aussi un jour je peindrai ». Une affirmation qui m’avait autant surpris qu’elle révélait déjà une vraie personnalité artistique : peu de gens comprennent la différence entre vouloir « faire de la peinture » & « vouloir peindre ». Cette gosse avait déjà intuitivement assimilé, compris, cette première leçon de choses. En cela, elle dépassait plastiquement les idiots qui se gaussaient de sa présence.
Elle venait me voir. Nous ne parlions pas beaucoup (Artémis est pourtant terriblement bavarde). Elle ne m’observait pas moi, à titre réellement personnel, mais captait bien plutôt mes coups de brosses sur mes toiles, la façon dont le disposais mes masses colorées selon les changements de la lumière solaire. Elle enregistrait chacun de mes gestes, me posait quelques questions dont : « vous serez où demain ? ».

Nous échangions parfois en allemand, elle s’autorisait très courtoisement à me signifier que, sur ce point linguistique, j’avais beaucoup à réapprendre. Nous avons partagé deux soirées Tennis, elle tapait déjà très fort dans la balle, j’avais le plus grand mal à la lui renvoyer correctement ; je lui montrais des photos de ma femme, de mes enfants, je lui parlais de Paris, des beaux-arts, elle m’écoutait, m’entendait. & à l’instant de la saluer d’un Adieu alors que nous autres peintres français quittions le Lady’s Manor elle me dit : « Oh non, l’on se reverra. J’irai aussi à Paris, aux beaux-arts.»

Artémis Irenäus von Baste tint promesse.

PhM