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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Ania Guini-Skliar

Cet article est reposté depuis Ania.Guini.Skliar.over-blog.com.

Musée d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, avril 2014.

Hier, j’ai emmené des étudiants en classe prépa Art à l’Atelier Koronin (Paris XIXème) visiter le Musée d’Art Moderne au Centre Pompidou. L’objectif était de terminer le cycle des cours d’Histoire de l’Art, commencé au début de l’année au Musée du Louvre, avec l’Egypte pharaonique.

Jusque là, tout va bien.

Pénétrant à l’intérieur du musée, j’ai eu brusquement un léger doute : « Et si l’accrochage avait changé depuis l’an dernier ? ». Arrivés au 5ème étage, je me dirige vers la première salle où se trouvent Matisse, Bonnard, bref les Fauves.

Jusque là, tout va bien.

Et soudain... je ne reconnais plus rien ! rien de rien ! Peut-être me suis trompée de musée me dis-je. Sur le mur devant l’entrée de la salle, je découvre un plan dessiné. Nous nous approchons, ah on va enfin s’y retrouver : nous lisons, nous lisons, essayons de déchiffrer ce langage étrange, en vain, nous n’y comprenons rien : les salles ne s’appellent plus « Fauvisme », « Cubisme », « Surréalisme », « Pop Art », « Abstraction » etc. Elles s’appellent désormais « Anthropophagie », « Afrique », « Mondialisation », « Moyen-Orient », « Asie », « Collaboration artistique », « Parcours », « Globalisation », « Totémisme », « Réseau », « Amérique latine », « Histoire de l'art contemporain », « Odalisque », « Influence », « Maghreb ».

Et, à partir de là, rien ne va plus !

Le ciel me tombe sur la tête. Nous nous regardons avec les professeurs de l’Atelier Koronin sans savoir quoi dire. Nous avons enchainé les salles les unes après les autres, cherchant Braque, cherchant Picasso, Matisse, Bonnard, Rouault, Dali, Chagall, Léger... sans les trouver !!

Ouf, voilà Kandinsky et Delaunay (tout de même) ! Mais les autres ? un fatras organisé de façon thématique. A bas la chronologie ! A bas les artistes français ! Dans LE musée d’Art Moderne de Paris !

Rapidement, à partir de ces nouveaux et très étranges accrochages, il faut tout recomposer afin de donner quelques bases aux élèves.

A la fin, avec la professeure de dessin, nous demandons quelques explications à deux agents de sécurité. C’est ainsi que nous apprenons qu’il s’agit d’une exposition nommée « Modernités plurielles ». Enchanté et Bienvenue dans le jargon à la mode, la langue de bois de nos politiques qui se mêlent de « faire » de la culture alors qu’ils n’y connaissent rien ! Bienvenue chez les futurs illettrés, tous ces visiteurs qui pensent apprendre quelque chose. Bienvenue à tous ceux qui repartiront en disant (encore une fois) hé bien l’art moderne, c’est nul.

Nos chers politiciens se sont-ils un jour penchés sur l’intérêt de la pédagogie ? Repères dans le temps et dans l’espace, savent-ils ce que cela veut dire ? Savent-ils que la plupart des visiteurs n’ont aucune connaissance en Histoire et en Histoire de l’Art ? Que s’il n’y a aucune chronologie, aucun ordre dans l’accrochage des oeuvres, que comprendront-ils de ces « Modernités plurielles » ? Rien messieurs, rien de rien. Vous auriez voulu déstructurer le cerveau des visiteurs, créer de la confusion mentale afin de mieux faire avaler votre tambouille, que vous ne vous y seriez pas pris autrement.

Ah j’oubliais : il parait que l’art français est réservé à une élite, et qu’il faut montrer les œuvres des artistes étrangers, ce qui explique pourquoi nos Braque, nos Matisses, nos Picasso (qui a vécu à Paris) et nos Rouault ont été descendus dans les réserves... En quoi les fondateurs du Cubisme, la Normandie dont était issu Georges Braque et en quoi l’inspiration chrétienne de Georges Rouault va déranger les Parisiens et les touristes français et étrangers ?

Là je crains qu’il n’y ait un dérapage idéologique messieurs les politiciens. Vous voulez nous obliger à penser l’art à votre façon. Hé bien non, moi j’ai été éduquée avec Elie Faure, avec André Malraux, avec Paul Claudel, avec Auguste Rodin, Michel-Ange, avec « Du spirituel dans l’art » de Kandinsky et le « Traité des couleurs » de Goethe.

Et je continuerai à éduquer mes élèves de la même façon. C’est ma manière de résister face à la destruction de nos valeurs et de leur expression plastique.

Je ne vous salue pas messieurs.

Ania Guini-Skliar

Note de Philippe Morin, directeur et professeur, Atelier Koronin :

Le problème de ce nouvel accrochage vient d’une volonté de présenter les œuvres selon des préceptes plastiques (la ligne, le trait, la relation à l’industrie, la sémantique du propos, etc.).

La scénographie a été pensée comme une oeuvre, les tableaux exposés n'étant dès lors que des prétextes, des faire-valoir. Les artistes ne comptent plus autant que le nouveau parcours créé.

Des toiles de 1910 sont contigües à d’autres de 1946, des œuvres majeures exigeant plusieurs mètres de recul pour être plastiquement embrassées par le regard sont confinées dans des couloirs d’à peine 2m de large, la conservation générale d’autres tableaux laisse à voir des restaurations rapides, expéditives, quand les couches picturales, fissurées, ne frôlent pas le décollement.

L’intellectualisation de la scénographie semble motiver les recoins et les fonds de tiroirs, pour un public « follower » des coups d’éclats du musée, au détriment du visiteur qui tourne dans les salles, un peu perdu, cherchant vainement une liaison chronologique à un art qu’il lui faut replacer dans un contexte historique afin de mieux en appréhender d’Idée.

A noter qu’il est strictement interdit de photographier les collections mais que nul ne respecte cette règle (pas même nous) au nez et à la barbe du personnel dont une partie est accrochée aux portables.

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