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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artémis Irenäus de (von) Baste

Petite histoire d'Artémis Irenäus : cinéma!!

Vous avez déjà essayé une séance cinéma avec un projecteur super 8?
J’ai réessayé celui de mon père. Un P8 Phonomatic eumig. Mon père me passait des films après le souper pour la venue d Krampus début décembre. Il me disait avant notre séance d’aller chercher le pain et de revenir dresser la table.

Nous habitions Chur (Coire). Alpes Suisses! Je ne voulais pas y aller. J’attendais le film! Alors je faisais mon cinéma : je toussais, reniflais et mouchais tant et plus. Ma gouvernante m’emmitouflait de la tête aux pieds avec force fourrure travaillée dans l’atelier de ma grand-mère. Cache nez, passe montagne, moufles fourrées et autres bottes. Le froid ne m’attraperait pas!!! Si on dit que la neige étouffe la vie elle ouvrait mon imagination et j’avançais dans la rue chapotée de nuitée comme si j’entrais dans la forêt profonde chargée de tous les mystères. Je me rêvais flamberge dans le vent sous les tourbillons de neige, arrivant à force d’audace et d’ingéniosité jusqu’aux sommets de l’arcade du boulanger. Qui disait : das ist unsere Kleine Chewbacca!! (mais c’est notre petite Chewbacca!!)

Je revenais avec mon pain noir pour y poser les Bratwurst. Ou à tremper en miches dans la soupe façon pétouillon.

Je dressais la table sous l’œil attentif de ma gouvernante. Mon père mettait de la musique sur un électrophone pour me faire patienter. Une musique en rapport avec le film en couleur. Je plaçais trois chaises en quinconce. J’en mettais une de plus qui ne servirait si la femme qui est ma mère daignait nous visiter. Le projecteur avec ses deux grandes bobines était placé dans la séparation du salon et du bureau de mon père. Et qui faisait office dés lors de cabine de projection entre les deux portes. Quand une bobine était finie je devais rallumer la lumière le temps de mettre la bobine suivante. Ce cinéma d’automne me faisait oublier la chaise vide de ma mère. C’est ce « presque » qui est important. Je ne cessais de me remémorer chaque image forte des films projetés. Elles me prouvaient que la notion de désert maternel n’est pas synonyme de néant pour mon avenir. Elles me montraient aussi qu’il me faut me méfier des champions. Des premiers rôles. Des gens qui se disent les plus forts. Et de tous ceux qui prétendent détenir puissance et vérité. Car puissance et vérité confondues cherchent à éteindre les petites flammes de celles qui recherchent la primauté de la vérité sur la puissance.

Artémis Irenäus

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