Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

____________________________

Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artémis Irenäus de (von) Baste

Petite histoire d'Artémis Irenäus : Danse!!

La danse. Delphine la vice présidente de notre club me demande si je suis danseuse.
Repartons quand j’avais 17 ans vous voulez?

L’automne n’était plus déjà qu’un souvenir lointain. Les jours étaient courts encore et le ciel au-dessus du chalet à Arosa mettait le bleu à son âme. Il balayait de-ci de-là les nuages qui s’amoncelaient sur la date de retour en deuxième de collège. Je sortais dans la neige souvent mettre mes cheveux dans la brise. Le mouvement de corps le plus simpliste mais le plus symbolique de la danse aussi. Qu’il fasse une cramine ne me gênait pas. Je marchais jusqu’à l’Obersee. Et je ressentais ce besoin de mettre des cailloux dans mes bottes fourrées pour le jucher sur mes pointes de pieds. Et parfaire mon équilibre sur la neige. Cet exercice m’éloignait du discours des professeurs de troisième de collège qui voulaient me faire signer des documents à longueur de mois pour protéger leur responsabilité devant la pensionnaire si particulière que j’étais.
Pensez à la surveillante qui me découvrait dans ma chambre mimant le nuage de neige qui se fond dans l’eau du lac. Je pouvais rester des minutes complètes dans un mouvement commencé que mon corps finirait pour moi d’autres minutes plus tard.

Je remettrai de la peinture sur ma peau des années plus tard au CHUV cantonal. Parce que je préférais la punition de l’isolement afin de me protéger et ne plus croiser d’autres patients agressifs ou irritants. On dit qu’il ne fait pas bon être une fille seule dans un groupe de garçons à la testostérone élevée. Il n’est pas bon être une fille de bonne famille en pyjama dans un CHUV. Vous lisez : «recadrée dans l’unité pour ses danses hystériques» dans le rapport d’internement. Mais les infirmières n’écrivent jamais : «n’en peut plus qu’on la drogue pour la maintenir à l’état de légume…. Veut seulement danser….» ni : «exige que la direction du service recadre l’interne sur l’accès qu’il s’autorise à sa chambre».

La danse comme la musique font partie de mon éducation. Danser est dans ma «programmation». Mon père jouait pour accorder ses instruments. Alors je suivais les notes en m’appliquant à déplacer mon corps en fonction de mes sensations. Et je me sentais me remplir. Comme quand je dessinais. Je parle à choix de mon âme dans le dessin et la peinture. Je parle de mon corps dans la danse. J’y rencontre mon inconscient.

Je me suis peinte en quatre tons des quatre saisons pour le festival de danses de Chur.
Je suis nue.
Avec des ajouts de bijoux en feuilles de sucre.
J’ai teins mes cheveux plusieurs fois.
La musique m’entoure, me berce. Elle m’invite à m’individualiser.
Je danse au rythme de la musique dans ma tête. Cette musique qui ne s’arrête jamais. Même quand je dors.
Je danse pour la dompter. Et oublier un souvenir qui cogne dans ma tête et me retient à lui. Car il est un nectar qui coule dans mon sang.
Je danse car cette mélodie est profonde. Elle continue de la première à la dernière note inlassablement. Elle ne veut plus s’en aller…. Je suis née avec.
Il n’y a pas de loi des hommes contre cela.
A part celle dictée par les médicaments.

Artémis Irenäus

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article