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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artémis Irenäus de (von) Baste

Petite histoire d'Artémis Irenäus :

J’avais vingt ans. Mes malles avaient été déposées à mon appartement parisien en avance. Le taxi m’y emmenait. Il me conduisait vers ce chez moi que je ne connaissais pas dans ce 1er arrondissement de la capitale française. J’avais mon sac (trop rempli comme toujours avec une boîte de crayons de couleur et un carnet de taille acceptable) et mon manteau à mon bras. Un livre aussi. Je me disais : je rencontrerai peut-être un homme qui aime ouvrir un livre avant de dormir le soir. J’en parlerai à mon père…. Comme il sera fier!!!

Mais je devais me faire accepter d’abord par une école préparatoire. Je venais préparer le concours d’entrée de l’école des beaux-arts. Souvenez-vous que mon rapport au monde consiste à exprimer ma façon de le voir par des couleurs et des postures interpersonnelles indépendantes souvent du verbe de la parole. J’en profitais au pensionnat déjà pour polariser ma pensée vers l’image de mon corps propre et m’en servir pour mimer un nuage par exemple. Et interroger l’horizon sur ce qu’il avait à me dire derrière son silence. Je n’étais pas l’élève qui se cache au fond de la classe. Mais celle qu’on éloigne de la fenêtre.

Le silence n’existe pas tel qu’on l’interprète souvent vous voulez. On l’impose pour punir. La raison est qu’il n’existe pas d’études des psychologues pour comprendre pourquoi l’artiste mesure l’espace qui l’entoure avec ses sensations plutôt qu’avec une règle. Les choses sont toutes différentes entre elle, également incertaines et indiscernables.

J’étais à Paris. Paris où tant de gens détestent les riches. Mais portent des contrefaçons de marques de luxe.
C’était le mois de juin.
Je prenais des rendez-vous, je poussais des portes d’écoles. Je parcourais la rue Montaigne, la rue de Rivoli, le boulevard des Capucines, la rue des Beaux-arts le long de la Seine. J’étais cette neige qui avait froid sur son nuage là haut. Et qui givrait toute seule en entendant les réponses des écoles. Alors je déambulais le nez levé vers la pluie et mes cheveux mouillés.

L’air parisien respirait le gris. Il pleuvait le milles façons différentes. Je rentrais chez moi. Assise sur mon tapis. Je ne riais pas. Je ne chantais pas. Je ne dormais pas. J’ai pris mes pastels et mes crayons de couleur. Je dessinais la pluie pour qu’elle m’accompagne sur mon chemin. Et me dire demain je trouverai cette école qui ne me rendrait pas un reflet pâle. Et mes bras mimant le cerceau qui roule, mes pieds nus sans souliers d’argent je savais que je rangerais mes silences de papiers et danses pour faire place à la peinture qu’une rencontre avec un peintre français à Estavayer avait sorti de leur invisibilité.

Artémis Irenäus

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