Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

____________________________

Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artemis Irenäus Von Baste

Pensionnat de Fribourg.

La rentrée. En cinquième de primaire.
La pluie se refusait à abîmer mes chaussures encore mais je sentais que l’été se fatiguait. Il s’en irait sans que personne ne puisse être en mesure de le retenir. Un juge des affaires familiales me confiait à ma mère. Elle m’emmenait dans mon école nouvelle. Avec ma sacoche et une malle en plus. Toute ma vie tenait dedans. De mes vêtements. Mes livres de Salomon Gessner («Idyllen») et «Junger Nachwuchs»(Fjodor M.Dostojewski). Mon walkman et mes K7 de Franz Liszt. Une toilette de circonstance en cas de cérémonie imprévue(?). Un Training. Mon Foehn et une lavette aussi. Ces objets étaient les signes doubles que je resterais longtemps. Ma mère m’offrait un verre de limonade prêt d’un carrousel fermé. Elle me confiait à une surveillante ensuite. Puis elle s’en allait prestement. Elle venait d’être gradée à effectuer des audits auprès d’hôtels de la ville. Je ne devais pas la revoir ou rentrer à Chur avant des semaines. Je vivais ce pensionnat comme si je me retrouvais à l’étranger. L’enseignement était en français majoritairement. Je devais limiter mon accent allemand fort. J’apprenais que cela ne se faisait pas tartiner mon pain grillé avec de la crème que je salais ensuite comme ma gouvernante (Mme Fankhauser vous vous souvenez ?) m’autorisait à faire après mes leçons. Ou de rôtir mon fromage fort avec un briquet. Mon père m’avait appris à touiller dans un cassoton le vin bouilli avec le vinaigre et les carottes. L’ail et le thym. Les oignons plantés de clous de girofles et la viande de chamois. Ou de cochon.
Le pensionnat était un lieu où votre appartenance sociale et les idéaux politiques de vos parents intéressent vos compagnes de chambrée. Ce que vous représentez comptait plus que ce que vous êtes. Mais ce n’était rien à côté des revues de brossage de tignasses le matin en rang devant la guérité. Ma responsable de chambrée venait du pays de Gex. Une frontalière. Elle sélectionnait les filles qui méritaient qu’on leur parle en jetant un brin d’herbe dans un ruisseau. Si le courant l’emportait doucement la fille était acceptée alors. Elle était rejetée quand le brin tourbillonnait. C’était mon cas. Je me retrouvais avec du thym posé sur mon lit: signe que j’étais une copine d’augure mauvaise. Je recevais le fagot d’épine avant mon départ pour Chur et les vacances d’automne. L’insulte suprême destinée aux filles dites augustes!!!! Mon père m’emmenait camper au.
Nous soupions de viande séchée calée sur le pain entre l’index et le pouce avec du fromage vieux et du beurre frais. Gratin de courge en dessert. Un souper de grisonne!! J’aimais beaucoup. Je me couchais dans l’herbe dans mon sac de couchage de duvet couvert de dépouille. Et d’un manteau de renard que ma grand-mère n’avait pas vendu. J’adorais ce lit improvisé si douillet et chaud. Le plaisir intense de la nuit silencieuse dans le ciel noir infini. Mais je ne prenais pas sommeil vite au contraire de mes habitudes. Mon père s’en inquiéta.
«Je n’aime pas les sous-entendus ou les équivoques Artémis. Tu me dis maintenant tu veux.».
Je lui racontais comment les filles de ma chambre avaient déposé le fagot d’épines. Puis comment elles m’avaient déshabillée de force dans le couloir. Sans expliquer jamais pourquoi elles avaient fait cela. J’étais restée au sol. Un cou de pied malencontreux dans ma gorge. J’avais passée la nuit à l’infirmerie. Pendant que les filles de ma chambre visitaient ma malle.
Mon père déposait plainte auprès du pensionnat.
On lui expliquait que la «frontalière» venait d’une famille en difficultés sociales; ceci expliquant (excusant) cela. Ma mère me promettait venir me chercher pour Nikolausfest (Sankt Nikolaus) la semaine la première de décembre….
Je restais au pensionnat jusqu’aux vacances de Noël.

Artémis Irenäus

Pensionnat de Fribourg.

Commenter cet article