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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artemis Irenäus Von Baste

Vacances printemps 2003. Chur. La suite.
Je quittais la cuisine de Frau Fankhauser avec mon verre de lait. Ma gouvernante voulait me voir reprendre du poids un peu. J’obéissais. Elle n’admettrait pas une attitude autre de ma part; que j’aille sur mes 18 ans n’y changeait rien. Elle avait de l’amour pour moi. Celui d’une mère de substitution pour une fille qu’elle aurait aimée avoir.
J’en étais demanderesse.
Elle serait là quand mon père donnerait un concert de violon dans le Salon d’Honneur et que ma mère dirait à l’assemblée des convives:«une enfant comme Artémis Irenäus ne mérite pas d’avoir de maman vous savez.».
Frau Fankhauser ajoutait de la sauge et du plantain dans mon lait. Une recette contre les rhumes. Je l’emportais à travers notre cour vers l’atelier de mon père luthier. J’y venais même quand il n’était pas là. Je passais par celui de pelleterie de ma grand-mère défunte. J’enlevais mes bottines. J’affectionnais marcher mes pieds nus sur le parquet fougère de bois de chêne quand j’étais enfant. Je caressais l’établi où s’était créée l’architecture verticale du pli quarante ans durant. Il n’était plus utilisé comme tel. Mon père stockait une part de ses outils rangés (gouges coudées et contrecoudées) dessus, près du sérail des feuilles de bois. Les fragrances des essences fruitées acides ou terreuses remplaçaient celles des cuirs poivrés de la soie et des fourrures pour des cendrillons en quête d’élégance….
Je prenais un linge de laine pour le lustrer. Une chanson me montait aux lèvres. J’étais si bien ici.
Une montagne de muscles ouvrait la porte de l’atelier de lutherie et me lançait Hochdeutsch (l’allemand courant): «Hé!! Tu vas te taire un peu?».
Mon lait et moi sursautions. Il s’agissait de l’apprenti nouveau de mon père sans doute. Un vaudois appelé Christophe. Nous nous rencontrions pour la fois la première. Et il était témoin de mon oubli qu’il était là.
Il me tourna le dos. Et ajouta en français (il pensait que je ne comprendrais pas): «La boniche blonde qui fait le ménage pieds nus…. Il doit se réserver autre chose que tes babillages ton patron».
Hoooooooooooo mon salaud!!!!!!!…. Attends un peu!!!!!!!
Je prenais mon accent alémanique grison le plus rude ensuite et j’utilisais la ligne pour prier Frau Fankhauser de venir.
Ce qu’elle faisait.
Je lui demandais de présider aux présentations d’usage.
Je m’étais étouffée avec ma soupe vous vous souvenez.
Je m’étouffais encore.
Mais d’hilarité cette fois.
Artémis Irenäus.

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