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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Artemis Irenäus Von Baste

Vacances printemps 2003. Chur.

Vacances printemps 2003. Chur.
On parle des gens de maison souvent. Ils sont décris comme captifs innocents de l’étang solitaire de la maison du Maître dans les rumeurs rustiques. Ma gouvernante était un logement de vertu. Elle s’appelait Frau Fankhauser vous vous souvenez. Elle connaissait la maison de Chur mieux que mon père mais son atelier de luthier moins bien que lui. J’étais en 3ème de collège à Estavayer. Je passerai ma Matu dans quelques mois. Je rentrais à Chur pour mes vacances du printemps et Frau Fankhauser s’occupait de moi pendant que mon père partait au Wiener Staatoper pour son travail.
Elle m’emmenait dans la cuisine avec elle. Sa cuisine je devrais dire. Il y faisait bon chaud en cette période de fin mars début avril. Il neigeait blanc encore quand les Alpes capturaient se couvraient de satin pour imiter le duvet des nuages.

Frau Fankhauser me tâtait la couenne. La cuisine de l’internat d’Estavayer était un cauchemar de diététicienne. J’étais musclée par mes danses dans ma chambrée la nuit venue et les compétitions de Windsurfen sur le lac mais je perdais du poids. Je fuyais le réfectoire. Car son bruit qui m’oppressait. Je pesais les kilos d’une danseuse étoile que je n’étais pas. Mon père et ma gouvernante m’élevaient à la soupe au pain (bouillon de viande séchée plus du lard frais de l’orge et du pain) durant mon enfance. La soupe me manquait. Frau Fankhauser me gâtait quand je rentrais à Chur.
Elle ouvrait un baril de lard acheté à Seewis im Prättigau avec la viande de grisons. Je ne sais pas si vous connaissez la viande grisonne traditionnelle. Filets gras séchés aux herbes de la montagne puis passés aux gelées du climat. Un met délicat. Travaillé. On l’appelle la viande des Suisses dans la Suisse. Mais un baril de lard frais… c’est infect à l’odeur!!! Sauf pour une Artémis Irenäus qui sait qu’elle est assise à la table de cuisine en bois devant le fourneau et que sa gouvernante versera le bouillon dessus la viande et ce lard si puant mais si appétissant.
Frau Fankhauser surveillait sa marmite et ses cassotons. Elle revenait avec un linge bouillant vers moi. Et en sortait le pain couronne. Qu’elle rompait devant moi comme la tradition des cuisinières grisonnes le veut. Elle étalait le lard. La viande de grison. Versait le bouillon chaud dans mon bol de porcelaine. Je mangeais avec un empressement tel que ma cuiller me paraissait petite. La soupe me brûlait la gorge. La vapeur montait dans mes yeux. Et Frau Fankhauser s’inquiétait de voir les larmes sur mes joues.
Elle pensait que j’étais triste.
Ou émue.
J’étais en train de m’étouffer en fait.

Artémis Irenäus

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