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Internetgalerie für Modern Kunst, direkt aus unseren Ateliers.

Artemis Irenäus von Baste und Philippe Morin. Hallo und herzlich willkommen bei die Koronen. Gerne stehen wir Ihnen für Fragen zur Verfügung. Die Koronen ist eine Internetgalerie, die sich auf zeitgenössische Kunst spezialisiert hat. Eine Internetgalerie hat zahlreiche Vorteile, die Sie als Kunstliebhaber für sich nutzen können. 

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Artemis Irenäus von Baste et Philippe Morin. Bonjour et bienvenue chez Les Koronin. Vous pouvez nous poser vos questions !!! Les Koronin est une galerie d'Internet qui s'est spécialisée dans l'art contemporain. Une galerie d'Internet a de nombreux avantages ouverts aux amateurs d’Art  et aux artistes plasticiens. 

Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste
Les Koronin, galerie en ligne art contemporain Paris
Du lundi au vendredi – 9h à 18h, hors jours fériés.

Online Galerie für Modern Kunst – Les Koronin Paris.
Von Montag bis Freitag 9h – 18 h außer an Feiertagen.

Publié par Ania

Cet article est reposté depuis Ania.Guini.Skliar.over-blog.com.

Les bijoux-accessoires

Les bijoux ont toujours eu des fonctions qui variaient selon les époques et les civilisations :

- magico-religieuse (la première sans doute dès le Paléolithique Supérieur il y a 40.000 ans)
- prophylactique

- identitaire, sociale et politique (apparue à l’Age du Bronze vers -2500)
- sentimentale, mémorielle et ornementale


Il arrive qu’un bijou réunisse plusieurs fonctions, surtout quand il appartient à un roi égyptien ou à une reine du Moyen-Age, il peut être alors tout à la fois un symbole religieux et un symbole politique.

Puis au XVIIIème siècle en Europe se développe une vie mondaine très raffinée, au cœur des palais et des hôtels particuliers. Un nouveau type de bijou apparaît dans le courant du siècle et se développe considérablement au XIXème siècle : le bijou-accessoire. Il possède un caractère social très fort tout en gardant son utilité propre. Les femmes ne possèdent pas encore de sac-à-main et il faut faire preuve de beaucoup d’imagination afin de pouvoir conserver par-devers soi tous les petits objets dont on a besoin et ce, durant toute une soirée.

Les principaux bijoux-accessoires sont :

- la châtelaine ou l’ancêtre du sac à main, à laquelle on accroche une montre et sa clé, un dé à coudre, des ciseaux, un sceau etc.

- le carnet de bal : il est l’accessoire indispensable pour le bal et permet d’inscrire le nom de ses danseurs dans l’ordre des danses annoncées. En ivoire, en or, en nacre ou en porcelaine, il est souvent ouvragé, orfévré, orné de pierres précieuses ou de perles, avec une petite chaine en or et un crayon accroché.

- le bijou flacon de parfum, le parfum étant alors en crème et non liquide. Le bijou le plus utilisé pour cette fonction est la bague (le parfum pouvait aussi être du...poison. ce type de bague existe était déjà très courante à la Renaissance)

- la vinaigrette ou flacon à sels. Il s’agit d’une petite boîte qui peut revêtir diverses formes, en or ou en argent, ciselé, émaillé, sertie de pierres précieuses ou de pierres dures, ou encore de nacre. Cet objet raffiné contenait des sels ou des vinaigres aromatiques afin de ranimer les élégantes qui s’évanouissaient très souvent à cause de leurs corsets qui les empêchaient de respirer.

- l’éventail dont le langage codé est très ancien et varie à travers le temps et selon les sociétés. Cet objet pouvait être multifonctions ! éventail-lorgnette, éventail-parfum, éventail-boite à couture, éventail-poignard, éventail à secrets, éventail télescopique etc.

- les boites à mouche (on peut y mettre aussi des pilules ou un nécessaire à couture). Les mouches, petits morceaux de soie noire qu’on collait sur une partie du visage ou du buste, faisait fureur aux XVIIème et au XVIIIème siècles. Comme pour l’éventail un langage très codé présidait à leur pose (1).

- les poudriers, les miroirs, les sacs-à-main, les minaudières (créées par Van Cleef et Arpels), les étuis à cigarettes connaissent un fort développement au début du XXème siècle, surtout durant les Années Folles.

Tous ces bijoux étaient suspendus à une chaine, elle-même accrochée à la ceinture ou rattachée à une bague également orfévrée dans le même style.

Les bijoux-accessoires ne sont en réalité que le résultat de l’évolution des bijoux-reliquaires, très présents au Moyen-Age et à la Renaissance. Des bagues, des ceintures, des pendentifs, des bracelets, étaient conçus comme des écrins précieux de non moins précieuses reliques. L'empereur Charlemagne au IXème siècle portait en pendentif une petite boite contenant une sainte relique, un morceau de la croix du Christ (Musée du Tau, Reims). Les bijoux-accessoires sont en quelque sorte des bijoux-reliquaires qui auraient changé de fonction. La symbolique religieuse a perdu de sa force, et l’objet est détourné de sa fonction première.

(1) La mouche

Pour adoucir les yeux, pour parer le visage,
Pour mettre sur le front, pour placer sur le sein,
Et, pourvu qu'une adroite main
Les sache bien mettre en usage,
On ne les met jamais en vain.
Si ma mouche est mise en pratique,
Tel galant qui vous fait la nique,
S'il n'est aujourd'hui pris, il le sera demain ;
Qu'il soit indifférent ou qu'il fasse le vain,
A la fin la mouche le pique."

La Faiseuse de Mouches - Lettre à N. (vers 1661)

Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c'est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire , elle est l'enjouée.
Sur la poitrine, c'est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète ?

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